Expo Universelle de Dubai : le Pavillon « Lumières, lumières » de la France dévoilé !

 

Le mardi 19 mars dernier, Erik Linquier, président de la Cofrex, accompagné de la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Brune Poirson, a dévoilé le futur pavillon français conçu pour l’exposition universelle qui se déroulera à Dubaï d’octobre 2020 à avril 2021.

Nommé « Lumières, lumières », il sera axé sur le thème « connecter les esprits, construire le futur ».

On vous explique tout dans notre article du jour !

 

 

« Un pavillon de 1 800 m2 où fusionneront matière et lumière, corps vivant, émetteur de sensation »

 

 

 

La construction du Pavillon France dessiné par l’architecte Jean-Luc Perez de l’Atelier du Prado et le cabinet Celnikier & Grabli, commencera cet été et devrait s’étendre sur 17 mois.

Il s’agira d’un bâtiment au style épuré, qui, grâce à un ingénieux système de jeux de lumière, semblera différent à chaque heure du jour et de la nuit. Le pavillon bénéficiera d’une terrasse panoramique et d’un imposant auvent « créateur d’ombre ».

L’ensemble se présentera comme « un baldaquin monumental de lumière » émergeant comme « une oasis » au cœur de l’exposition. «Un pavillon qui apparaîtra comme un phénomène optique aux yeux des visiteurs, dans une scénographie qui débutera dès la file d’attente. » a détaillé l’architecte.

Il rajoute qu’il s’agira«de 1 800 m2 où fusionneront matière et lumière, corps vivant, émetteur de sensation ». Jean-Marie Priol, directeur artistique, parle lui d’« une scénographie sensuelle et narrative, des paysages immersifs et oniriques » avant de demander

« Qu’ y a-t-il de plus universel que la lumière ? ».

 

 

  

Un coût total avoisinant les 28 millions d’euros

 

Le coût total du pavillon s’élève à près de 28 millions d’euros. L’Etat financera le projet à hauteur de 20 millions, les 8 millions restant devant être financés par les recettes de l’exposition universelle ainsi que par les nombreux partenaires privés.

On retrouve en tête des entreprises partenaires et en tant qu’ambassadeur du pavillon l’entreprise Engie, suivie également par Renault, EDF, Suez, Alcatel-Lucent, Bureau Veritas, La RATP, Axa, Schneider Electric, Lacoste, La Guilde IFF ou encore Akuo Energy.

 

 

Un ticket d’entrée de financement à 200.000 euros pour les entreprises !

 

Les investissements des partenaires dans le projet commencent à 200 000 euros. Des partenaires institutionnels tels que French business Council Dubai & Northern Emirates, Alliance française Dubai, Business France, Paris Ile-de-France Capitale Économique, région Ile – de – France et Idate Digiworld seront également de la partie.

Engie est le leader de la transition écologique en France donc quand l’Etat français participe à une initiative de ce type, cela nous parait naturel de l’accompagner. En outre Engie est un acteur de la mobilité durable avec des solutions très concrètes que nous voulons valoriser dans cette région. Cela donnera lieu à des échanges commerciaux qui sans doute résulteront dans des contrats“, a précisé Ana Busto, directrice générale adjointe marque et communication d’Engie.

Ce pavillon sera « une plate-forme d’échanges politiques, intellectuels, économiques et culturels.

Un lieu où ensemble nous bâtirons des solutions durables », affirme la secrétaire d’État, notamment grâce aux technologies et au savoir-faire français mis en avant.

 

 

L’écologie et l’environnement au cœur de la construction

 

 

Vous l’avez compris, ce pavillon sera « vert », tant dans ses thèmes que dans sa construction. Il se composera de matériaux durables, sera quasi autonome en énergie grâce aux tuiles et écailles photovoltaïques dont il sera recouvert et possèdera une micro station d’épuration lui permettant de recycler les eaux usées mais également d’alimenter le système d’arrosage et les chasses d’eau des sanitaires.

Afin d’être en accord avec la biodiversité, tous les arbres plantés autour du parvis de ce pavillon seront, une fois l’exposition terminée, replantés dans les Émirats Arabes Unis.

Le pavillon sera démontable et réutilisable et pourra donc bénéficier d’une seconde vie (même si elle reste encore inconnue pour le moment).

L’exposition universelle de Dubai 2020 sera une occasion majeure de faire la démonstration que nos choix en faveur de la transition écologique et solidaire sont porteurs de solutions d’avenir », a indiqué la secrétaire d’État.

Erik Linquier a également ajouté « L’exposition universelle doit permettre à la France de défendre sa vision des villes durables et des territoires connectés. Le pavillon France est un outil de rayonnement, d’attractivité vis-à-vis des pays émergents d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient ».

 

Erik Linquier a également précisé qu’avec la création de la Compagnie Française des Expositions (Cofrex), le gouvernement souhaitait que la France dispose d’une structure pérenne qui serait en charge d’appuyer la présence de la France lors de nombreux événements internationaux comme celui-ci notamment à Osaka en 2025, puisque le Japon accueillera la prochaine édition de l’exposition universelle suite à la renonciation de la France.

Cette impressionnante structure ouvre également de nouveaux horizons financiers. Une discussion est notamment en cours avec les Émirat Arabes Unis : 4500 contrats seraient en jeu. Ce pays reste d’ailleurs un des plus gros partenaires de la France dans le Golfe.

En 2017, lors de l’exposition internationale d’Astana, c’est plus de 2,9 milliards de dollars de contrats de construction et 111,9 milliards de contrats sans lien avec la construction qui avaient été attribués.

Le but de la France est donc d’attirer un maximum de visiteurs et d’entrer dans le Top 5 des pavillons les plus visités de l’exposition universelle. Pendant les six mois que durera l’exposition universelle, près de 25 millions de visiteurs sont attendus, dont quasiment 70% de l’étranger. En effet, 190 pays participent à l’exposition universelle et plus de 26 000 entreprises présentes dans 151 pays ont été enregistrées pour travailler avec l’Exposition Universelle de Dubaï.

La France veut s’imposer ici avec « une vision audacieuse, conquérante et innovante de la ville et des territoires connectés et durables », a indiqué le président de la Cofrex.

 

Le pavillon en quelques chiffres :

  • 5100 m2 de superficie construite 

  • 55 m de large, 20m de haut et 63m de profondeur 

  • 160 m2 de jardins, structurés en quatre squares à la française
  • 800 m2 de façade, 1.000 m2de parvis et 1.500 m2 de dais 

  • 700 m2 de façade et toitures couvertes de panneaux photovoltaïques 

  • 800 m2 de hall d’exposition 

  • 40 m de terrasse 

  • 1 bistrot à la française, 1 boutique, 1 agora et 1 auditorium 


 

 

 

 

 

 

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