Bombardier lance la production de l’Omneo Premium : l’Intercités nouvelle génération !

 

Le train est en marche ! Bombardier vient de lancer la production de l’Omneo Premium, la nouvelle génération de trains Intercités, sur son site de Crespin, dans le nord de la France.

40 rames ont en effet été commandées par la région Normandie, suite à une convention signée en 2016 entre Hervé Morin, président de la région et Manuel Valls, alors Premier Ministre, et portant sur le transfert (de l’État à la région) des cinq lignes Intercités à partir du 1er janvier 2020.

L’Omneo Premium devrait donc circuler dès 2020 sur les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.

Hervé Morin et ses collaborateurs avaient déjà pu découvrir la rame test sur l’une des voies d’essai de l’usine Bombardier de Crespin en octobre dernier.

Plongez dans les coulisses de la ligne de production grâce aux photos de Samuel Dhote pour Bombardier !

 

 

Omneo Premium : les étapes de production en images !

 

C’est sur le site de Crespin, le plus grand site ferroviaire français selon Bombardier (il compte plus de 2 000 salariés), quel’Omneo Premium est produit et assemblé, à l’exception de certains sous-ensembles des chaudrons, qui sont acheminés quant à eux depuis une autre usine Bombardier située en République Tchèque.

Il reprend les bases de la plateforme Omneo des trains à deux étages Regio 2N (qui remplaceront notamment les rames du RER D d’ici septembre 2019).

Une fois toutes les pièces réceptionnées, elles sont d’abord assemblées par les équipes de soudeurs pour fabriquer le chaudron.

Crédit : Olivier Cognasse / UsineNouvelle / Bombardier

 

Il faut ensuite les vérifier avant de mettre en place “un cordon de soudures pour le rigidifier [Le chaudron]” comme l’explique Jean-François Deneuville, chef de projet Omneo.

Les différents éléments fabriquéspar les sous-traitants (toiture, châssis, …), sont ensuite ajoutés au chaudron.

 

Photo d’un cordon de soudures – Crédit : S. Dhote / Bombardier

 

Le chaudron passe ensuite en cabine de dressage pour l’obtention de parois totalement lisses avant la réalisation des dernières soudures.

 

Crédit : S. Dhote / Bombardier

 

Une fois ces étapes finalisées, lesrames passent par l’atelier de peinture de l’usine puis rejoignent l’atelier d’assemblage.

C’est là que sont notamment installés tous les composants électriques, avec d’ailleurs par moins de  “135 km de câbles pour une rame de 135 mètres”, comme le précise Jean-François Deneuville.

 

Crédit : S. Dhote / Bombardier

 

Une fois les tous derniers éléments mis en place (comme les sièges de l’équipementier Compin par exemple), chaque rame est ensuite rigoureusement inspectée et testée (étanchéité, fonctionnement électrique, commandes, etc).

 

Crédit : S. Dhote / Bombardier

 

 

Longues de 135 mètres, les rames de l’Omneo Premium offriront 427 places assises standard ainsi que 78 strapontins, des espaces bagages, vélos, etc et promettent une vitesse de pointe de 200 km/h.

Au-delà des tests effectués en usine sur le site de Crespin, les tests en conditions réelles débuteront d’ici peu sur l’anneau d’essai de Velim en République Tchèque et devraient durer jusqu’en février prochain.

 

 

 

Bombardier sur de bons rails !

 

Outre les 40 rames commandées par la région Normandie, Bombardier Transport, la division ferroviaire de la multinationale Canadienne a également enregistré la commandede 32 rames pour la région Centre-Val-de-Loire, devrait finaliser une autre commande de 19 rames pour la région Hauts-de-France et honorera également la super commande du RER NG (RER Nouvelle Génération) via un consortium avec Alstom, ainsi que de nouvelles demandes de Francilien et de Regio2N.

De quoi rassurer sur le site de Crespin, désigné comme l’un des trois sites leaders en Europe, qui tournera donc à plein régime jusqu’au moins en 2023, année charnière d’ici laquelle le constructeur devra trouver de nouveaux contrats pour éviter les creux de production et maintenir la bonne forme actuelle de la division.

En effet, depuis 2016, et après les années compliquées en raison notamment des pénalités importantes payées pour les problèmes et les retards sur le Francilien, Bombardier France réalise des bénéfices avec pour 2018 un chiffre d’affaires d’environ 1 milliard d’euros sur les 8 milliards réalisés par Bombardier Transport à travers le monde.

Pour continuer sur cette lancée, Laurent Bouyer, président de Bombardier France depuis 2016, compte notamment sur deux appels d’offre d’envergures :

  • la commande de 410 rames MF 19 pour le métro sur rail à Paris,
  • le renouvellement du RER B.

Chacun de ces contrats représente environ 2 milliards d’euros.

 

 

 

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