Bee Engineering partenaire de Plastic Odyssey : le projet qui lutte contre la pollution plastique

On vous l’avait annoncé il y a quelques temps, Bee est désormais partenaire de Plastic Odyssey.

Un partenariat dont nous sommes très fiers ! Mais savez-vous vraiment à quoi correspond ce projet ?

Souvent résumé par les phrases « le bateau qui se propulse grâce aux déchets plastiques » le projet Plastic Odyssey va en réalité bien plus loin dans son combat contre la pollution plastique des océans.

Dans quelle mesure la communauté Plastic Odyssey entend-elle renverser le cours de choses ? Quel rôle peut donc y jouer Bee ? On vous en apprend plus dans notre article du jour et dans la série de vidéo qui s’ouvre cette semaine sur nos réseaux !

Plastic Odyssey : un combat sur tous les fronts

 

 

À l’heure où vous nous lisez, 19 tonnes de plastiques sont rejetées dans l’océan par minute. C’est de ce terrible constat, ainsi que de son expérience d’un an avec « Nomades des mers », une expédition low-tech qui a pour objectif de découvrir les innovations durables autour du monde, qu’est née l’idée de « Plastic Odyssey » dans la tête de Simon Bernard, l’un des co-fondateurs du projet.
Officier de la marine marchande, diplômé de l’ENSM (École Nationale Supérieure Maritime), il a pu, à travers ses voyages, découvrir l’étendue du désastre mais aussi ses multiples facettes.

C’est ainsi qu’est née l’idée d’un bateau novateur qui, non content de collecter les déchets plastiques, les transforme en carburant. Simon Bernard, vite rejoint par Alexandre Dechelotte (responsable de la communication), Bob Vrignaud (responsable R&D) et Benjamin De Molliens (responsable partenariats) s’est donc lancé dans le développement d’un catamaran de 25 mètres ayant à son bord une unité de pyrolyse du plastique embarquée. Capable de transformer un kilo de plastique non-recyclable en un litre de carburant (diesel et essence) par action de la chaleur. Un procédé d’ailleurs autosuffisant énergétiquement parlant.

 

Crédit : Plastic Odyssey

Crédit : Plastic Odyssey

Mais collecter les déchets n’est qu’une mince partie de la mission de Plastic Odyssey.

Le plastique visible n’est en effet que la face cachée de l’iceberg. Une fois en mer, sachets, emballages et autres déchets se décomposent en micro-particules qui viennent tapisser les fonds marins et les estomacs de leurs habitants. 99% du plastique viennent ainsi bouleverser les écosystèmes aquatiques.

 

3 ans d’expédition pour sensibiliser à la lutte contre le plastique

 

Crédit : Plastic Odyssey

Plastic Odyssey ce n’est donc pas qu’un catamaran propulsé par combustion du plastique.

C’est une expédition de 3 ans et de plus de 30 escales, principalement dans les pays du sud, sur ce bateau symbole de la lutte contre le plastique, porteur de trois missions : connecter entre eux les acteurs de la lutte, proposer des solutions de recyclage et valorisation du plastique et sensibiliser les populations locales.

Près de 40 000 milles nautiques, soit plus de 74 000 km autour de l’Afrique, de l’Amérique Latine et de l’Asie seront parcourus.

Véritable laboratoire flottant, le catamaran se veut porteur de solutions low tech et low budget à proposer aux populations locales dans le cadre d’un recyclage, ou mieux d’une valorisation de leurs déchets plastiques. De plus, toutes les technologies portées par le projet, comprenant notamment la pyrolyse du plastique, seront disponibles en Open Source, « c’est-à-dire que n’importe qui pourra nous copier » explique Simon Bernard.

Crédits : Plastic Odyssey / LUCAS SANTUCCI – ZEPPELIN NETWORK

 

À chaque escale, une approche sociologique sera adoptée pour mieux comprendre les rapports de chaque population à l’utilisation du plastique. L’idée sera alors de les aider à développer de petites usines de recyclage ou mieux, à transformer les déchets plastiques. Collecte et traitement des déchets pourraient alors même devenir de nouveaux leviers économiques pour lutter contre la pauvreté.

Cette démarche, que Plastic Odyssey qualifie d’anthropo-technologique, permettra également de développer des solutions alternatives aux plastiques à utilisation unique adaptées aux locaux.

 

L’équipe de Plastic Odyssey récoltant du plastique à Concarneau pour le test d’Ulysse. Crédits : Plastic Odyssey / LUCAS SANTUCCI – ZEPPELIN NETWORK

Sensibilisation et éducation sont donc les maîtres mots de l’expédition. Celle-ci, prévue pour 2020, visera notamment à créer un réseau d’ambassadeurs locaux.

Favoriser le recyclage mais aussi et surtout les initiatives visant à la réduction de l’utilisation du plastique seront leurs buts principaux. L’objectif ? Donner à chacun les moyens d’agir localement.

Plastic Odyssey, ce n’est donc pas qu’un bateau, c’est aussi toute une communautése développant mondialement pour enrayer la pollution plastique.

Désormais installé à Marseille, le projet ne cesse de grandir en recrutant et multipliant les partenaires. L’équipe tourne dans toutes la France pour présenter le prototype du bateau, nommé Ulysse, ainsi que les objectifs du projet.

De beaux horizons pour la communauté Plastic Odyssey !

Bee Engineering : partenaire de Plastic Odyssey !

 

Comme nous l’évoquions en début d’article, nous sommes très heureux d’être partenaire de ce projet incroyable.

C’est via un mécénat de compétences, c’est-à-dire la participation de nos consultants sur certaines problématiques, que nous aurons la chance d’intervenir.

Dès demain, jeudi 3 octobre 2019, nous diffuserons une série des vidéos du projet sur nos réseaux sociaux. Restez connectés !

En attendant, vous pouvez vous aussi soutenir ce projet en vous rendant sur le site de l’association.

Ulysse effectue ses premiers tests dans la baie de Concarneau.
Crédits : Plastic Odyssey / LUCAS SANTUCCI – ZEPPELIN NETWORK

 

 

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